Avril 2026

En avril, les marchés actions européens et américains ont renversé une partie de leurs pertes du mois précédent : l’indice Stoxx Europe 600 grimpe +5,4 %,
le S&P 500 +8,7 % et le Nasdaq +13,5 %.

Malgré un cessez-le-feu bienvenu mais fragile, conclu entre les États-Unis, Israël et l’Iran le 8 avril dernier, l’économie mondiale reste otage de ce conflit non résolu. L’Iran maintient son blocus sur le détroit d’Ormuz et le président Trump a imposé en rétorsion un blocus maritime sur l’Iran. Le transit de pétrole, de gaz naturel liquéfié, d’urée ou encore d’hélium reste donc fermé au moment où nous écrivons ces lignes. Les menaces quotidiennes proférées de part et d’autre nous semblent destinées à montrer qu’« on » ne cède pas à la force. Derrière ce voile de communication, Il apparaît cependant que des négociations, secrètes ou ouvertes, vont bon train et nous pensons qu’elles pourraient se conclure relativement rapidement. Du moins, nous l’espérons. Il sera alors temps de tirer le bilan de cet épisode pour l’économie mondiale.

Le premier impact s’est fait sentir très vite puisque l’inflation pour le mois de mars est ressortie bien au-dessus des chiffres de février avec un bond d’environ 1 % séquentiellement, passant environ de 2 % à 3 % en Europe. Nous avons été quelque peu surpris de la rapidité de l’impact mais pas de sa direction, ni de son ampleur, qui a été accompagné de révisions de près de -0,5 % sur la croissance attendue en 2026. Ceci a confirmé que la hausse des coûts de l’énergie a un effet quasi immédiat sur l’économie, et donc le consommateur, qui n’avait vraiment pas besoin de cette ultime mise sous pression.

A l’inverse, dans le registre des bonnes surprises, la dynamique autour de l’IA ne se dément toujours pas. Tous les pays, comme la Corée du Sud, grande exportatrice de mémoire vive, qui voit ses exportations croître très fortement en valeur cette année, et les sociétés qui y sont exposées, de près ou de loin, continuent à en bénéficier : que ce soient des entreprises industrielles qui fournissent des équipements, comme ABB qui a vu ses commandes augmenter de +24 % au premier trimestre, détenue dans Clartan Valeurs, ou bien des équipementiers de semi-conducteurs comme SOITEC ou
ST Microelectronics. Bien pondérés dans Clartan Europe notamment, ils profitent de la dernière tendance : l’arrivée en masse des fibres optiques pour gagner en vitesse de connexion entre les différents datacenters et entre les cartes graphiques elles-mêmes au sein de chaque centre de données. La vitesse de transmission de données semble être le nouveau goulot d’étranglement de la vitesse de calcul de l’IA. Ces fabricants de puces dites « photoniques » voient ainsi leurs carnets de commandes exploser depuis plusieurs mois.

Nous restons dans une économie bipolaire, avec un consommateur qui ne se remet toujours pas de la perte de pouvoir d’achat engendrée par l’inflation consécutive au COVID, et la vague d’investissements liée à l’IA, qui évoque à bien des égards le déploiement des chemins de fer au XIXe siècle. Cette dernière est pour l’instant suffisante pour maintenir la croissance mondiale à flot et les marchés boursiers en forme. Le retour en grâce du consommateur serait néanmoins plus que souhaitable pour que cette tendance apparaisse réellement soutenable.

Les fonds Clartan ont repris des couleurs en avril avec Valeurs qui monte de +5,4 %, Europe +9,5 % et Ethos +8,6 %. Du côté des fonds plus défensifs, Patrimoine monte de +1,0 %, Flexible de +2,4 % et Multimanagers de +3,6 %.

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