En mai, les marchés actions européens et américains ont poursuivi leur marche en avant : le Stoxx Europe 600 grimpe de +3,0 %, le S&P 500 +5,8 % et le Nasdaq +8,9 %.
Le centre d’attention des investisseurs reste encore et toujours la situation au Moyen-Orient et les négociations de paix qui s’éternisent. Bien que le détroit d’Ormuz soit toujours officiellement fermé, les marchés de matières premières, et en particulier du pétrole, semblent se calmer doucement. Les primes physiques indiquent depuis plusieurs semaines une détente objective et le Brent lui-même est redescendu sous la barre des $100 malgré un balancier des titres de presse faisant des aller-retours entre les négociations et les déclarations tonitruantes de Trump en passant par des tirs sporadiques entre belligérants de part et d’autre du golfe.
L’impact économique, négatif forcément, de toute cette histoire se confirme au fur et à mesure, à l’image des indicateurs d’inflation qui remontent vers les 3 %, même s’ils restent relativement maîtrisés. Le consommateur est, comme attendu, celui qui en souffre le plus, en France notamment où le gouvernement n’a strictement aucune marge de manœuvre fiscale du fait de la situation dégradée des finances publiques et du blocage politique.
Malgré tout, l’économie mondiale semble poursuivre cahin-caha son chemin de croissance, portée par son étonnante résilience et un gigantesque cycle de construction de centre de données et plus généralement d’investissement industriel. Les carnets de commandes des sociétés que nous avons en portefeuille s’allongent, après près de 15 années atones qui avaient suivi la grande crise financière de 2008.
Ce changement de régime est d’ailleurs tellement puissant qu’il semble provoquer un changement profond sur les marchés obligataires. Partout dans les pays développés, les taux à long terme, en particulier au-delà de 10 ans, augmentent, témoignant d’un déséquilibre épargne/investissement alors que les capitaux se raréfient. Nombreux étions-nous à ne plus espérer ce redémarrage du cycle d’investissement tout à fait bienvenu mais les niveaux élevés de dette publique dans la plupart des pays pourraient s’avérer être le talon d’Achille de nos économies. En effet, les États trop endettés, dont les sources de financement se tarissent, ne pourront pas soutenir un consommateur qui semble perdre espoir un peu partout.
Au final, le cadre d’investissement reste donc pour nous inchangé et nous choisissons consciemment une forte exposition aux secteurs dynamiques comme les banques, les ressources naturelles ou l’industrie, en attendant des jours meilleurs pour nous redéployer vers des secteurs en souffrance comme la consommation discrétionnaire ou les pharmaceutiques.
Les fonds Clartan ont eux aussi progressé en mai avec Valeurs qui monte de +4,1 %, Europe +5,8 % et Ethos +3,7 %. Du côté des fonds plus défensifs, Patrimoine reprend +0,8 %, Flexible +1,1 % et Multimanagers +2,9 %.
Disclaimer
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Cette communication est à caractère promotionnel. L’investissement dans des organismes de placement collectifs en valeurs mobilières (OPCVM) comporte des risques. Il convient, avant toute souscription, de consulter le DIC ainsi que le prospectus disponibles sur clartan.com.


